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Cartographie des processus prépresse

octobre 12, 2009

L’une des meilleures méthodes pour avoir une compréhension globale de votre (vos) flux PDF est de cartographier vos processus. En effet, la cartographie de vos processus prépresse[1] est un excellent moyen pour analyser et ainsi améliorer la gestion et le traitement de vos fichiers. Elle permet de schématiser les flux physiques et les flux d’informations entre les différents acteurs de la chaîne graphique depuis la création des fichiers de mise en page réalisée par le maquettiste jusqu’au BAT signé par le client sur les « bonnes feuilles » en sortie machine offset ou numérique. Des outils intéressants pour cartographier vos processus sont :

  • Le diagramme SIPOC (Suppliers, Input, Process, Output, Customers). FITEC en français  (Fournisseurs, Intrants, Transformation, Extrants, Clients). Dans le cadre Processus, représentez le flux de votre processus prépresse. Dans la colonne Input, listez les fichiers et éléments fournis par vos clients signalés quant à eux dans la colonne Supplier du diagramme. De la même manière, représentez dans la colonne Output, les fichiers fournis par votre processus prépresse, fichiers qui seront remis à vos clients listés dans la colonne Customer du diagramme.Pour illustrer le flux d’informations, la méthode est identique, décrivez les informations fournies par vos clients dans la colonne Input et indiquez dans la colonne Supplier la personne qui vous remet ces informations. Enfin, affichez dans la colonne Output les informations fournies par le processus à vos clients finaux qui seront affichés dans la colonne Customer du diagramme . 

Voir l’exemple d’un diagramme SIPOC dans le cas d’un workflow PDF/X décrit par la figure 1 ci-après.

  • Le logigramme. Par une représentation matricielle, reliez les activités de votre flux PDF avec les acteurs de votre chaîne graphique, puis associez par hypertexte :
    – Les informations ou les éléments transmis entre les activités
    – Les décisions et les opérations manuelles ou automatiques
    – Les annotations, etc.

Voir l’exemple d’un logigramme dans le cas du même workflow PDF/X décrit par la figure 2 ci-après.

Dans le cas d’une méthode de « juste à temps » mise en place à l’occasion d’une prestation de service d’impression à la demande par exemple, la cartographie proposée par la démarche Lean Six Sigma vous permettra d’identifier les foyers importants de perte de performance et générateurs de délais au sein de votre flux prépresse. Pour faire apparaître ces foyers, représentez la chronologie de votre processus prépresse à l’aide d’une représentation graphique. Une fois réalisée, identifiez à chacune des étapes de votre flux prépresse :

  • Les délais d’exécution, de production (en identifiant par une couleur les opérations qui apportent réellement une valeur ajoutée des autres opérations)
  • Les temps d’analyse, de contrôle, de correction, …

Bien évidemment, les délais et les temps indiqués seront fonctions de vos travaux à réaliser ; c’est pourquoi précisez que choisissez un « traceur », c’est-à-dire un travail type parmi vos différentes productions qui vous permettra de suivre la réalisation de votre imprimé depuis la commande client jusqu’à sa livraison.

De nombreux logiciels informatiques existent pour vous aider à réaliser ces cartographies. Pour ma part, j’utilise l’application Visio 2007 du pack Microsoft Office. Dans le cas de processus complexe, n’hésitez pas d’abord à réaliser vos cartographies par une représentation très macroscopique puis à détailler chaque étape de votre flux prépresse dans un sous-processus.

Un exemple de diagramme SIPOC : Flux prépresse dans le cas d’un workflow PDF/X

Figure 1

Télécharger le fichier PDF du diagramme SIPOC dans le cas d’un workflow PDF/X: Visio-SIPOC_PDF-X

Étape 1.1 : Le maquettiste prévoit et crée sa maquette, en décidant par exemple du format et du nombre de couleurs du document imprimé ou diffusé.

Étape 1.2 : Le maquettiste exécute via le logiciel de publication InDesign sa mise en page ou sa mise en forme si le document est destiné à être diffusé sur le web à partir des éléments texte et images remis par l’auteur (inputs du processus).
Dans le même temps, les images ou les illustrations peuvent être retouchés à l’aide des applications Photoshop et Illustrator.

Étape 1.3 : Le maquettiste importe les images et les illustrations dans sa mise en page InDesign si possible aux formats PSD et AI pour conserver les capacités de modification et mise à jour des fichiers.

Étape 1.4 : La cartographie indique qu’il est essentiel de vérifier le fichier InDesign pour s’assurer de la qualité du fichier PDF généré. La fonction « contrôle en amont » très nettement amélioré sur InDesign CS4 permet de vérifier la présence et la qualité de tous les éléments nécessaires à une bonne impression, en particulier : les images, le texte et les couleurs.

Étape 1.5 : La fonction export depuis InDesign permet de générer les formats PDF/X-1a ou PDF/X-3 (output 1 du processus), un sous-ensemble d’Adobe PDF, répondant aux exigences d’impression haut de gamme du monde entier et garantissant que le fichier est prêt pour l’impression. Les normes PDF/X éliminent la plupart des problèmes courants de couleur, police et image pouvant affecter l’impression.

Caractéristique des outputs 1:

  • Le PDF/X-1a oblige à l’incorporation d’images en CMJN, en tons directs ou en niveaux de gris uniquement, à l’affectation d’un profil ICC et à des images en haute définition. La compression est impossible tout comme la verrouillage du fichier pour les corrections.
  • Le PDF/X-3 présente les mêmes caractéristiques que le PDF/X-1a, mais l’espace colorimétrique peut être RVB ou LAB. Charge à l’imprimeur de réaliser la version colorimétrique en fin de processus prépresse. C’est le format utilisé par la plupart des imprimeurs européens.

Étapes 2.1 et 2.2 : Lorsque le rapport PitStop présente plusieurs erreurs majeures à l’imprimabilité du fichier PDF, la cartographie montre qu’il est plus sage de corriger le fichier d’origine InDesign qui a servi à générer ce fichier PDF, et si possible sur le poste où le document a été créé afin d’être sûr d’utiliser les bonnes polices et les bonnes images. Toutefois, La cartographie indique qu’en cas d’urgence il est possible de corriger certaines erreurs directement sur le fichier PDF via l’application Enfocus PitStop Pro.

Étape 2.3 : Le fichier PDF validé ne présentant plus d’erreurs dans le rapport de contrôle de l’application Enfocus PitStop Pro est épreuvé sur une imprimante calibrée de type Epson pour permettre au département prépresse de contrôler les couleurs, le recouvrement, la surimpression et le repérage (épreuve contractuelle = output 2).

Des épreuves couleur de vérification peuvent être également sorties rapidement et à peu de frais sur des imprimantes 300 dpi. Quoique les nombreux modèles d’imprimante sur le marché fournissent une sortie de qualité variable, la sortie couleur basse résolution produite par chacune est généralement satisfaisante pour l’examen et l’approbation du placement des éléments dans un document.

Étape 3.1 : Les pages PDF sont ensuite imposées en fonction du nombre de pages de la publication et des caractéristiques de la presse à imprimer.

Étapes 3.2 et 3.3 : Les fichiers PDF imposés sont envoyés à l’interpréteur RIP (Raster Image Processor), qui convertit les instructions PostScript en une image par points à la résolution du dispositif de sortie. Une sortie sur traceur est effectuée et envoyée au client pour BAT (Bon A Tirer) (ozalid de contrôle = output 3).

Étape 4.1 : A la réception du BAT signé, les plaques offset sont gravées sur système CTP (Computer To Plate) à partir des fichiers imposés de l’étape 5.1. Les plaques sont ensuite fournies au conducteur de la presse offset à imprimer.

Un exemple de logigramme : logigramme du flux prépresse dans le cas du workflow PDF/X décrit précédemment.

Logigramme_PDF-X

Figure 2

Télécharger le fichier PDF du logigramme dans le cas d’un workflow PDF/X: Visio-Logigramme_PDF-X

Le logigramme permet de définir qui fait quoi et les responsabilités de chacun dans la génération puis le traitement des fichiers PDF. L’indication des délais d’exécution permet de noter que 1h à 1h 30mn sont consommés en contrôle ou en correction lorsque le fichier PDF comporte des erreurs.

Dans ce cas, 2 axes d’amélioration sont sans doute à entrevoir:

  • réduire voire supprimer les temps de contrôle et de correction effectué par l’imprimeur ou le service prépresse (voir la solution Enfocus Instant PDF proposé par Enfocus)
  • automatiser les opérations répétitives permettant aux équipes de la chaîne graphique de se consacrer au coeur de leur métier. (voir la solution Enfocus PowerSwitch proposé par Enfocus)

[1] Définition de processus selon la norme ISO 9000 : « Ensemble d’activités corrélées ou interactives, qui transforme des éléments d’entrée en éléments de sortie. »

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